Eric Aubourg et le Sanglier :

L’Eclipse Solaire de Eric Aubourg ou comment confondre un Singe avec un Sanglier.

En 2001, j’ai pu admirer la merveille de l’Égypte Antique qu’est le Zodiaque de Nitentore ou Denderah en grec, au Musée du Louvre.

Voici la photo du panneau explicatif du Disque céleste :

Sur ce panneau explicatif du Zodiaque, sur lequel, il est indiqué :

« Les cinq planètes connues alors sont associées avec certains signes zodiacaux : Vénus appelée « le-dieu-du-matin » derrière le Verseau, Jupiter « Horus-qui-dévoile-le-mystère » près du Cancer, Mars « Horus-le-rouge » sur le dos du Capricorne. Mercure s’appelle « l’Inerte » et Saturne « Horus-le-taureau ». Leur disposition parmi les constellations du ciel ne se reproduit à l’identique que tous les mille ans environ ; celle-ci a pu être datée précisément entre le 15 juin et le 15 août 50 avant J.-C. par Eric Aubourg astro-physicien. Deux éclipses ont été représentées à l’endroit précis où elles se sont produites. L’éclipse solaire du 7 mars 51 est figurée sous l’aspect de la déesse Isis retenant un babouin par la queue, c’est-à-dire empêchant la lune, sous la forme du dieu Thot, de cacher le soleil. L’éclipse lunaire du 25 septembre 52 est un oeil – oudjat (qui signifie « être intact »), car une éclipse lunaire a toujours lieu à la pleine lune. » Source

En lisant le passage : « L’éclipse solaire du 7 mars 51 est figurée sous l’aspect de la déesse Isis retenant un babouin par la queue, c’est-à-dire empêchant la lune, sous la forme du dieu Thot, de cacher le soleil.  »

Je me suis dit : « Tiens, y a un truc bizarre ! » en effet, la partie de phrase : « Isis retenant un babouin par la queue » ne correspond pas du tout à la notion zoologique et anatomique que l’on se fait d’un Singe.

Je ne me suis pas contenté des explications que le Musée offre sur le panneau explicatif du Zodiaque et pour cause, je suis modestement dessinateur, de fait, je sais reconnaître un Singe d’un Sanglier.

Voici l’image agrandie du soi-disant Singe dont parle Eric Aubourg à propos de l’Eclipse du 7 Mars -51 :

On remarque bien qu’il s’agit d’un Sanglier grâce à son groin, de fait,  Eric Aubourg a fait une confusion assez particulière entre un Singe et le Sanglier.

J’ai bien observé cette partie du zodiaque sous tous les angles et sous toutes les tailles, et c’est toujours un Sanglier qui apparaît plutôt qu’un Babouin.

Quand on observe le détail de la « Couronne- Lunaire » qu’offre la photo ci-dessus, on constate bien qu’il s’agit d’un Sanglier avec son fameux groin et non pas un Babouin, qui ne se ressemble pas du tout :

On peut d’ailleurs voir un babouin sur la même photo et qui est scrupuleusement ressemblant à un Babouin, autrement dit, si les créateurs du Zodiaque avaient voulu représenter un babouin retenu par Isis, on aurait pu le reconnaître, un autre détail important est : la queue du Babouin que l’on ne retrouve pas sur l’animal de la « Couronne- Lunaire » :

Si nous observons bien la « Couronne-Lunaire » qui encercle Isis et le Sanglier, on constate que la Déesse tient une des pattes arrière du Sanglier et non pas sa petite queue, car si elle le tenait par la queue, la main de la Mère de Horus serait situer au niveau du coccyx de l’animal, c’est à dire à la base du dos de l’animal.

Alors que la main de l’épouse de Osiris se trouve plus bas que le coccyx de l’animal, sa main se trouve précisément au niveau de la patte de l’animal.

Un autre détail qui a toute son importance, un Babouin a pratiquement la même taille qu’un homme, de fait pourquoi les Créateurs de ce Zodiaque, aurait représenté un Babouin miniature ( la théorie comme quoi, la déesse de par son statut se devait d’être plus grande, ne tient pas, puisque sur les murs des Temples et des Tombeaux, dieux et humains ont la même taille,Source ) ?

Voici la comparaison entre la Théorie de Eric Aubourg et celle de Alexandre N.Isis, les tailles des animaux sont basées sur leur vraies tailles :

Si c’est un babouin selon Eric Aubourg qui figure dans la Couronne Lunaire, celui-ci dépasserait du cercle de par sa taille et sa forme, par contre si c’est le Sanglier de Alexandre N.Isis, il correspond parfaitement aux proportions de la Couronne Lunaire que l’on voit sur le Zodiaque.
Voici une autre représentation de cette scène avec un pharaon cette fois-ci , où l’on observe bien un sanglier et non pas un Babouin :

Cette image provient aussi du Temple de Denderah.

Un Singe confondu avec un Sanglier :

Mais encore une fois, ce qui surprend surtout c’est cette confusion entre un Singe et un Sanglier, d’autant qu’il existe précisément un mythe égyptien sur le sujet, que je vous propose de lire quelques références au Sanglier incarné par Seth.

« Seth est rapproché de Typhon par Plutarque, identifié au principe du mal, souvent représenté par un porc ou sanglier noir dévorant la lune, où l’âme de son frère, Osiris le bienfaiteur (Le Grand Noir : Kem Our), s’est réfugiée.

C’est le démon de la mythologie égyptienne, adoré par les uns, honni par les autres, redouté par tous : une puissance pervertie.

Personnage du conflit cosmique et moral entre le bien et le mal, il symbolise les forces primitives détournées de leur but et malfaisantes (c’est en prenant l’apparence d’un sanglier noir que Seth combattit contre Horus et lui infligea une terrible blessure à l’œil) . Aussi, le porc est d’ordinaire rangé parmi les acolytes de Seth (l’assassin d’Osiris). »

Sources : une, deux, trois, quatre, cinq, …

Ce Mythe nous indique donc que la Lune est soit l’Oeil de Horus ( la Lune ), soit l’Astre Lunaire où se réfugia Osiris.

Le Mois Pachon :

Dans l’Égypte antique, Pachon ou « Pakhon » ou « Pachons », signifiant celui de Khonsou, est le neuvième mois du calendrier nilotique ( basé sur la crue du Nil ).

Ce mois correspond à mars-avril, du 16 Mars au 14 Avril, prenons pour exemple, la date du 8 Mars 2012, on constate bien qu’il y a une Pleine Lune, dont l’apparition se fait aléatoirement dans le Mois de Mars, puisqu’il y a une Pleine Lune par mois :

Si dans le Tableau ci-dessous sont indiqués les deux mois Pharmouthi et Pachons, c’est parce que comme on peut le remarquer,  la Pleine Lune du Zodiaque de Denderah est en partie à cheval sur le mois précédent le Mois Pachons, c’est pourquoi, le tableau vous montre la Pleine Lune du Mois du 8 Mars, qui correspond mieux à celle du Zodiaque.

Mais à titre d’informations, il y a eu une Pleine Lune le 19 Mars 2011 et une autre le 14 Mars 2006 et encore une autre le 11 Mars 2009 et il y en aura une le 16 Mars 2014, ce qui démontre bien que la division du Zodiaque de Denderah comme cet article vous la propose n’est pas une erreur.

Il est donc fort probable selon les années, que la Pleine Lune du Mois de Mars -50 de datation astronomique du Zodiaque de Denderah a eu lieu le 15 ou 16 Mars.

zodiaque de denderah pleine lune du 8 mars 2012

Au Mois Pachons à la Pleine Lune, comme le relate la Papyrologue Danielle Bonneau dans son livre « Le sacrifice du porc et Liloïtion en Pactiôn » paru en 1991, était sacrifié un porc pour la consécration  d’une fête en souvenir du mythe où Seth transformé en Cochon Sauvage pourchassa Osiris qui se réfugia sur la Lune mais aussi du mythe où Seth toujours sous l’apparence d’un porcidé blessa l’oeil de Horus, oeil qui symbolisait précisément la Lune.

Khonsou le Faucon

La Pleine Lune de Pachôns est aussi attribuée à Khonsou ( ou Chonsou, Chons, Khensou, Khons) « le voyageur ».

Khonsou est à l’origine un obscur dieu lunaire, rarement évoqué dans les sources jusqu’au Nouvel Empire. Cannibale, associé aux maladies, c’est alors une divinité plutôt terrifiante. Son culte ne prend tout son essort qu’à la XVIIIe dynastie, lorsqu’il est identifié à l’enfant d’Amon et de Mout pour former la « Triade thébaine ».

Il devient un dieu rassurant, protecteur, guérisseur. Il constitue aussi un symbole du rajeunissement éternel, comme la lune redevient pleine à chacun de ses cycles.

Ce fils d’Amon et de Mout est réputé à Thèbes, à partir de la fin du Nouvel Empire, pour son pouvoir de guérisseur et sa capacité à chasser les mauvais esprits. Ce dieu lunaire était, à l’origine, le maître du temps qui compte les années des hommes. Il est souvent représenté sous la forme d’un homme aux vêtements moulants, coiffé de la mèche de cheveux latérale tressée propre aux enfants et du disque lunaire, un croissant inscrit dans le disque. Il peut également prendre la forme d’un faucon et être coiffé du disque et de la double plume.

Le Mois Pakhon lui est aussi dédié.

Le Singe de Eric Aubourg :

Le Singe d’on parle Eric Aubourg est d’après lui Thoth que l’astro-physicien assimile à la Lune, pourtant, dans les Textes, le Babouin, puisqu’il s’agit de Toth est un animal Solaire, en effet, le Babouin selon l’observation que l’on peut faire de lui, regarde tous les matins le Soleil se lever, dans une posture que les Anciens Égyptiens ont repris pour le représenter un peu partout dans les Temples, les Tombeaux, …

Extrait :

« Le babouin accueille le lever du jour de ses cris, c’est pourquoi les Égyptiens l’associent au culte solaire. Il en vient ainsi à incarner ceux qui honorent les lumières de la connaissance. La statuaire le représente toujours assis ouaccroupi. » Source

Voici une statuette de Thoth incarné par un Babouin exposée au Louvre, si on observe le disque en Or au dessus de sa tête, on ne peut douter de la référence au Soleil.

Cependant, il est vrai que Thot symbolise aussi la Lune d’après certains textes, mais dans ce cas, il s’agit soit de Thot à tête d’Ibis, c’est à dire à tête d’Oiseau, ou d’une référence à Thot, mais faire directement l’amalgame entre la Lune et l’Ibis-Thot-le Babouin, est faire preuve d’un certain raccourci, voici quelques images qui nous en apprendrons plus sur Thot :

Thot sous la forme de l’Ibis au plumage blanc et noir exposé au Musée du Louvre, les tons noir et blanc correspondent bien à la Pleine Lune et à la Nouvelle Lune mais ce n’est pas un Ibis dont parle Eric Aubourg :

Thot mi-Homme mi-Ibis :

Thot dieu Lunaire :

A l’origine, Thot adopta une partie de la personnalité ainsi que les attributs d’Iah (la lune), “le disque blanc” ; Iah était la “Chef de la Maison des Dieux dans les Etoiles” ; fonction qui d’autre part assumera Thot. Ainsi, il est un dieu lunaire, plus précisément, c’était celui qui surveillait le processus lunaire. En effet, Seth arrache la lune et la mange (nouvelle lune) et Thot la guérit (pleine lune). Il était donc le protecteur de cette dernière. Le fait qu’il soit un dieu lunaire lui a valut les épithètes de « Seigneur du temps », de « Collectionneurs des années » (la lune était à la base de l’un des calendriers) et, à la Basse-Epoque, d' »Aton d’argent ». Thot était figuré avec la tête d’ibis surmontée du croissant lunaire et du disque de l’astre nocturne.

« Ainsi, il est un dieu lunaire, plus précisément, c’était celui qui surveillait le processus lunaire ».

Thot surveille le processus lunaire, il n’incarne pas pour autant la Lune, quoi qu’il en soit, le Babouin est selon tous les égyptologues aussi un symbole solaire, de fait, si on tient compte de la théorie de « l’Eclipse du 7 Mars -51 » de Eric Aubourg : « Thot le Babouin Lunaire serait retenu par la queue par Isis parce qu’il essayerait d’éclipser le Babouin Solaire » !, ce qui ne veut rien dire où plutôt si, Eric Aubourg devrait se consacrer complètement à l’Égyptologie et non pas la survoler…

Il existait un autre dieu Babouin avant « Thot le Babouin », ce dieu très ancien se nommait Hedj wer, « le Grand Blanc » qui paraît il était assimilé aussi à la Lune, peut-on dire après cette analyse affirmer que Thot le Babouin est le seul à symboliser la Lune ?

Ce qui est certain c’est que la lune est le symbole d’Isis et un des yeux de Horus son fils, mais pas forcément dévolu exclusivement à Thot, en tout cas pas sous la forme du Babouin.

L’Oeil Oudjat :

Quoi qu’il en soit l’Oeil d’oudjat ou oeil de Horus, ne représente pas forcément une éclipse lunaire.

D’après le mythe, Horus, fils d’Isis et d’Osiris, aurait perdu un œil dans le combat mené contre son oncle Seth pour venger l’assassinat de son père. Au cours du combat, Seth lui arracha l’œil gauche, le découpa (en six morceaux, d’après une version de la légende) et jeta les morceaux dans le Nil. À l’aide d’un filet, Thot repêcha tous les morceaux sauf un. Il suppléa miraculeusement le 6e fragment manquant pour permettre à l’œil de fonctionner de nouveau, rendant ainsi à Horus son intégrité physique.

L’oeil Oudjat avait une fonction magique liée à la restauration de la complétude et à la vision de « l’invisible ».

Et c’est bien de vision de « l’Invisible », c’est à dire qui est aussi « caché » en superposition, que le Zodiaque Circulaire Égyptien exprime.

Le Zodiaque circulaire égyptien n’est donc pas d’un planisphère d’un « moment donné » mais plutôt une « encyclopédie » astronomique et culturelle reprenant aussi les dates fixes des fêtes et rites des anciens Égyptiens qui remonte depuis l’Ancien Empire.

Le Musée du Louvre s’est servi de l’Oeil Oudjat pour déterminer le sens de vision du Zodiaque Égyptien comme montré sur le panneau explicatif, mais c’est une erreur car tous les personnages de ce zodiaque convergent dans la perspective vers un point de fuite qui se trouve au centre du Disque, c’est à dire que le bon sens de la vision ne se détermine pas selon cet oeil Oudjat mais selon un autre détail que nous verrons juste après le chapitre des Points Cardinaux du Zodiaque :

Les 4 points Cardinaux selon Égypte Antique :

En astronomie, le lever héliaque d’une étoile est le moment où elle devient visible à l’Est au-dessus de l’horizon à l’aube, après une période où elle était cachée sous l’horizon ou était située juste au-dessus de l’horizon mais noyée par la luminosité du Soleil ( Faucon Râ ).

Nous savons que les Anciens Egyptiens se basaient sur l’Etoile Sopdet, Sothis en grec, pour déterminer le Nouvel An annoncé par la Crue du Nil, c’est à dire dans le Mois Thot de la Saison Ekhet, la Crue était annoncée par l’apparition de l’Étoile Sopdet dans le ciel à l’Est, d’où la notion de lever héliaque.

Cette information nous indique les directions des points cardinaux représentés par les 4 paires de Horus et les 4 point inter-cardinaux représentés par les 4 Déesses :

Ces directions cardinales liées aux “oiseaux” du Zodiaque sont confirmées par la fête de Min qui se déroulait suivant un certain nombre d’étapes rituelles dont le lâché de quatre oiseaux (oies ou faucons) qui représentent les quatre Fils d’Horus, volant vers les quatre points cardinaux. Source

( Sur le panneau explicatif du Zodiaque exposé au Louvre, on observe que le Musée a interverti les points cardinaux avec les points inter-cardinaux, mais qu’en plus, les points cardinaux ne sont pas au bon endroit selon le lever Héliaque de l’étoile Sopdet.

Détaillons maintenant le bon sens de la vision du Zodiaque.

Sens d’observation du Zodiaque de Denderah :

Le sens où le Musée du Louvre expose la panneau explicatif, inverse la vision du Zodiaque tel qu’il devrait être vu !

En effet, pour s’en rendre réellement compte, il suffit de tenir compte de cette partie du Zodiaque exposé au Louvre :

On constate avec cette partie du Zodiaque, que lorsque M.Lelorrain s’est servi de poudre de fusil afin d’extraire le disque céleste du plafond après avoir essayé de le scier pour l’en extraire, qu’un morceau de ces « vagues » s’est arraché de la partie resté au Plafond, c’est cette partie représentée par ces petites vagues que l’on voit sur le Zodiaque exposé au Musée du Louvre.

Il y avait deux bandes de « petites vagues » de chaque côté du Zodiaque, c’est à dire une à droite et une à gauche, la partie qui vint avec le Zodiaque se trouvait à gauche quand on avait le dos au mur pour observer le Zodiaque au Plafond ( cliquez sur l’image de la Chapelle pour voir l’animation ) :

On remarque très bien, la partie triangulaire manquante sur le plafond, de fait le Zodiaque se regardait pour en saisir ces détails astronomiques, ainsi que les dates de célébration des fêtes, avec dans le dos, le mur qui se trouve à gauche en entrant dans la Chapelle par l’entrée de la Terrasse :

Ce sens de vision est appuyé par le corps de la Déesse Nout qui coupe le plafond en deux, comme on peut le voir sur cette photo plan et sur place :

La Déesse Nout représente le Ciel mais aussi deux points cardinaux : l’EST et l’OUEST, on sait que Nout mange le soleil le soir ce qui indique l’OUEST et accouche du soleil au matin ce qui indique l’EST.

Comme on peut le voir sur le montage en couleurs avec la Déesse Nout qui semble entouré de son corps le Zodiaque, on constate que le Lion regarde vers l’EST ainsi que Draco l’Hippopotame dont la tête est tournée aussi vers vers l’EST :

Si on décolle le zodiaque du plafond de la chapelle, il faut conserver le sens de ces directions cardinales, c’est à dire là vers où regardent ces deux deux personnages.

Nous devons observer le Zodiaque en nous basant sur l’EST, c’est à dire là où le soleil se lève, car c’est ce phénomène qu’honorait la culture de l’ancienne Égypte, phénomène qu’elle scrutait avec angoisse, puisque le soleil aurait pu être dévoré par Apophis durant les heures de la nuit.

Si nous mettons les 2 personnages que nous venons de citer avec les pattes logiquement vers le bas, le Lion se retrouve à notre droite mais à la gauche du Zodiaque :

Pour visualiser le zodiaque correctement, c’est à dire dans le bon sens avec l’Est à gauche, nous devons l’observer comme si nous regardions un corps humain, en fait, c’est le corps de la Déesse Nout :

Draco regarde bien vers l’Est, vers le coeur du personnage et non pas notre gauche à nous, initialement le zodiaque ne devait pas être retiré du plafond, si on voulait s’en servir, il fallait lever les yeux en ayant le mur derrière notre dos et sortir ensuite sur la terrasse du Temple, pour observer le ciel nocturne avec toutes ces constellations en s’aidant du zodiaque que l’on aura gardé en mémoire, car c’est là le seul moyen de se souvenir de leur emplacement céleste.

Le Soleil se lève toujours à l’est et se couche toujours à l’ouest, dans l’hémisphère sud comme dans l’hémisphère nord, c’est pourquoi l’Etoile Sirius incarnée par la vache Sopdet sur sa barque se trouve à l’EST du Zodiaque, comme elle apparaît à l’EST dans la réalité, comme nous l’avons vu avec la Constellation de Canis Major.

(En fait, le Soleil se lève à l’EST et se couche précisément à l’Ouest que deux fois par an, et ce aux équinoxes, après l’équinoxe de printemps, les points de lever et de coucher du soleil se déplacent vers le Nord sans l’atteindre évidemment, ensuite, ils « redescendent » pour retrouver l’axe EST-OUEST à l’équinoxe d’automne, à partir de cette période de l’année, les points de lever et de coucher du soleil se déplaceront vers le Sud sans l’atteindre évidemment et reviendront à leur axe EST-OUEST, à partir du solstice d’hiver jusqu’à l’équinoxe de printemps et ainsi de suite…).

Les Anciens Égyptiens considéraient comme la mère de tous les astres, elle est représentée pendant la période ramesside avec des étoiles dans et autour de son corps :

Si on tient compte du sens que le Musée du Louvre propose sur son panneau explicatif, c’est comme si l’observateur était la Déesse Nout elle même ! :


Les quatre paires d’hommes-Faucons étant les points cardinaux et non pas les quatre Déesses, comme nous l’avons déjà vu.

Le nord ne devrait pas être représenté par la déesse de gauche sur le panneau explicatif du Musée du Louvre mais bien par une paire des hommes-faucons et ce sur une droite verticale et à l’opposé de cette droite verticale devrait se trouver le Sud.

N’oublions pas que la Grande Pyramide de Gizeh est parfaitement alignée sur nos 4 points cardinaux, les créateurs du zodiaque ne pouvaient donc pas ignorer l’emplacement exact des directions cardinales, c’est donc le Musée du Louvre qui fait passer les créateurs du zodiaque pour des incultes en indiquant les points cardinaux comme il le fait.

Le sens de la Déesse Nout est toujours le même, sa tête doit toujours se trouver à droite si nous l’avons en face de nous.

Pour appuyer cette vision, il nous suffit de regarder à droite de l’entrée de la Chapelle quand on vient de la terrasse du Temple de Denderah, et on observera une autre représentation de la Déesse Nout qui étend ses bras au dessus de 13 barques, la quille ( la coque ) de ses barques est tournée logiquement dans le sens du bas :

Autrement dit, l’observateur devait avoir le mur dans son dos et être face à la fenêtre qui donne sur la Terrasse afin de voir dans le bon sens cette deuxième Nout.

En fait, cette erreur de sens provient de la reproduction de MM. Jollois, ingénieur (1776-1842 ) et Devilliers, ingénieur (1780-1855) qui ont fait partie de l’expédition d’Égypte de Napoléon Bonaparte :

Sur cette reproduction, nous remarquons que MM. Jollois et Devilliers ont indiqué le titre de leur oeuvre graphique en haut comme il se doit, bien qu’indiquer un titre en bas ce fait aussi, mais comme nous l’avons vu, le zodiaque de denderah n’est pas un bas-relief mural mais bien un bas relief qui se trouvait sur un plafond.

De fait, l’observateur qui ne s’est jamais rendu en Égypte pour observer l’original au plafond du Temple, ne se dira pas en regardant cette oeuvre graphique datant du 19 ème Siècle : « Tiens, ce zodiaque est dans le mauvais sens ! » d’autant qu’il semble logique que la Déesse Nout ait la tête en haut comme n’importe quelle personne d’ailleurs, mais comme nous l’avons vu, la Déesse Nout n’est pas debout sculptée sur un bas-relief mural mais bien « fixée » elle aussi sur le plafond et ce avec la tête dirigée vers la Terrasse du Temple.

De fait, si nous sommes sur le seuil de la porte d’entrée de la chapelle, nous devrions voir les bras de la Déesse dirigés vers nous :

Au fil du temps, la déesse a été supprimée de cette reproduction dont on a conservé uniquement le zodiaque, mais sans tenir compte du vrai sens de celui-ci, c’est pourquoi la plupart des livres qui traitent du zodiaque de Denderah le propose dans le sens de la reproduction de MM. Jollois et Devilliers, c’est à dire décalé de 90° du bon sens, comme on peut le voir avec la constellation Draco.

Par contre le Musée du Louvre, expose le zodiaque de MM. Jollois et Devilliers, décalé à 180° du bon sens, ce qui est déjà bizarre en soi car on n’aurait pu penser que le Musée du Louvre aurait aussi tenu compte de la reproduction des ingénieurs de Bonaparte , mais bon passons…, sans doute que le Musée du Louvre a voulu représenté le zodiaque tel qu’il était fixé au plafond du zodiaque, oui mais voilà, le graphiste qui s’est basé sur la reproduction du zodiaque de MM. Jollois et Devilliers pour réaliser le panneau explicatif du Musée n’a sans doute jamais mis les pieds dans le Temple de Denderah, de fait, pour lui, qu’il soit dans un sens ou dans un autre, cela lui était égal, certes c’est une théorie, mais regardez ce qui se passe si nous redressons le zodiaque du panneau explicatif en le relevant le bas pour le mettre vers l’avant dans le sens de la perspective :

Le Zodiaque de Denderah serait dans ce cas, dans le bon sens mais subsistera encore la problématique des points cardinaux que le Musée du Louvre indique de manière erronée puisque le nord devrait se situer en bas sur ce montage.

Voici une adresse pour visionner le Temple afin de le visiter en 3 dimensions pour vérifier tous ces détails ( cliquer sur « Rooftop Temple » ( Terrasse du Temple ) dans le menu d’images en bas, ensuite faites défiler le diaporama jusqu’à la chapelle de Osiris ).

Ce qui est triste et déplorable, c’est que le manque d’intérêt de l’astronomie Egyptienne, a permit au Logiciel STELLARIUM reconnu dans le monde astronomique, de présenter un ciel astronomique vu par l’Egypte Antique complètement différent du ciel astronomique « occidental » :

Alors que c’est le même, c’est à dire que 72 des 88 constellations officielles actuelles étaient déjà connues à l’époque des Anciens Egyptiens, et qu’elles avaient la même forme que celles d’aujourd’hui !

C’est consternant …

Si vous souhaitez en savoir plus sur le Zodiaque de Denderah, je vous invite à en analyser chacun des personnages à cette adresse.

J’espère que vous aurez plaisir à découvrir cette analyse qui n’a pas pour but de se moquer de Eric Aubourg, mais plutôt celui de servir de sujet d’étude au Musée du Louvre afin qu’il ne soit pas aveuglé par le Soleil même éclipsé afin qu’il fasse aussi confiance à l’Égyptologie et à l’Archéologie pour identifier les personnages du Zodiaque.

Cliquez sur le Livre, pour découvrir toute l’enquête sur le Zodiaque Circulaire Egyptien :

couverture-du-livre12

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par anisis

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